Dossier ZFE

 

 

La Zone à Faibles Emissions (ZFE), qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un dispositif, soutenu par l’Etat, destiné à faire baisser les émissions de polluants.
Des ZFE se mettent en place dans toutes les grandes métropoles françaises avec pour objectifs de protéger la santé des citoyens et de préserver leur environnement en limitant la pollution et en améliorant la qualité de l’air.
Le principe est de restreindre l’accès aux villes pour les véhicules à moteurs thermiques les plus polluants.

La ZFE de la Métropole de Lyon

D’ici 2024 pas moins de 40 ZFE auront vu le jour en France.
Celle de notre métropole existe depuis janvier 2020 et couvre actuellement les territoires de Lyon, Villeurbanne et la partie intra-périphérique de Bron. A ce jour, elle interdit l’accès à cette zone uniquement aux véhicules de transport de marchandises les plus anciens classés Crit’Air 3, 4, 5 ou non classés.

A l’initiative de la métropole de Lyon une concertation citoyenne est ouverte jusqu’au 5 mars 2022 afin de définir les modalités d’extension tant géographique que technique concernant les véhicules désignés avec une extension très probable aux particuliers.

Il est prévu un durcissement des critères d’accès à la ZFE selon les modalités suivantes :
(source : site de la métropole de Lyon)

  • A partir de septembre 2022 : interdiction de la circulation et du stationnement pour les véhicules Crit’Air 5 et non classés. : ce sont les véhicules diesel qui ont plus de 20 ans (immatriculés avant le 1er janvier 2001) et les véhicules essences qui ont plus de 23 ans (immatriculés avant le 1er janvier 1997).
  • Entre 2023 et 2026 : interdiction progressive de la circulation et du stationnement des véhicules classés Crit’Air 4, 3 et enfin 2. Ce changement va se faire par étapes, dans le cadre d’une vaste concertation et en accompagnant les personnes et les entreprises concernées.

L’objectif à l’horizon 2026 est la sortie du diesel.

Le positionnement de Nouvel Elan

Si les attentes vis-à-vis des ZFE sont évidemment importantes et doivent être soutenues (baisse des maladies liées à la mauvaise qualité de l’air dans les grandes métropoles), l’impact social est conséquent et doit également être pris en compte. Rappelons que le parc automobile français a 10 ans de moyenne d’âge et que, jusqu’en juin 2021, 75% des véhicules vendus étaient des diesels.

A Nouvel Elan nous nous sommes organisés pour participer à la concertation citoyenne avec l’objectif d’apporter le point de vue d’une commune périphérique dont les besoins sont très différents de ceux d’un arrondissement du centre de Lyon mais dont l’impact sur l’environnement la concerne.

Nos élus ont participé à la concertation publique, à des réunions publiques et à des ateliers.

Les enjeux sont multiples :

  • Sur le plan social : un nombre important des véhicules roulant actuellement sur le territoire de la métropole ne seront plus acceptés dans les années à venir. Comment les moins favorisés pourront-ils préserver leur mobilité ? Voire même l’ensemble des citoyens ?
  • Sur le plan de l’alternative des transports en commun : les restrictions de circulation doivent être accompagnées du développement d’une offre de transports adaptée coordonnant train+bus+métro en insistant sur des transports reliant les communes périphériques entre elles et en demandant une tarification unifiée des différents modes.
  • Sur le plan environnemental pour Irigny : éviter les conséquences d’une interruption de la circulation des véhicules aux portes de la ZFE. En effet, si Irigny était juste a à la limite d’une ZFE positionnée de l’autre côté de l’A450, il faudrait alors protéger notre commune des conséquences d’un flux de transport s’arrêtant à notre territoire.
  • Sur le plan de la sécurité : notamment la nuit pour les jeunes et autres adultes qui se déplaceraient en transport en commun de la ZFE vers les communes périphériques pour rejoindre leur domicile.

Le positionnement de Nouvel Elan pour Irigny est clair.

Nous soutenons bien évidemment les initiatives permettant une meilleure qualité de l’air puisqu’elles sont nécessaires à l’amélioration de la santé de tous et en particulier des enfants.

Toutefois, concernant l’extension de la ZFE et devant l’impact social considérable qui en résulte, nous demandons que le calendrier d’ensemble soit reconsidéré.

  • Il faut davantage de temps pour développer l’offre de transports en commun pour les communes périphériques
  • Au-delà des aides financières qu’il faudrait renforcer, davantage de temps laissé aux usagers pour renouveler leurs véhicules et diversifier leurs modes de déplacements.
    Certains cas, comme celui de l’usage des utilitaires des commerçants, artisans et petits entrepreneurs doivent faire l’objet d’une étude particulière et de mesures, transitoires ou non, spécifiques.

Pour en savoir plus
– le dossier ZFE sur le site de la Métropole
– le lien vers la consultation publique